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Prix Macho 2010

Les Chiennes de garde montrent les crocs au Macho de l’année

 

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, les Chiennes de garde montrent les crocs au Macho de l’année, qu’elles ont élu pour une déclaration publique faite en 2010.
Après le cardinal-archevêque de Paris, André Vingt-Trois et Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, le troisième macho à recevoir ainsi les déshonneurs féministes est Jean-Claude Elfassi pour sa déclaration : « C’est des salopes qui n’ont rien d’autre à faire […], c’est des amoureuses éconduites. »
(au sujet de femmes qui ont osé rendre publique une condamnation pour violences conjugales.
Source : Direct 8, Morandini, 12 novembre 2010.

Pendant toute l’année 2010, les Chiennes de garde ont répertorié des déclarations publiques machistes ; elles en ont sélectionné huit, parmi lesquelles les membres de l’association ont
voté sans indication du nom des auteurs. Une large majorité (41 %) a choisi la phrase retenue.

 

Les dauphins du Macho de l’année sont :

Hugo Desnoyer pour :
« C’est un petit peu comme quand tu es dans la rue, quand tu regardes une belle fille passer, ça
t’interpelle le regard, tu commences à regarder les formes de la bête, les croupes, l’arrière-train s’il
est bien développé, et après, il faut réussir à les toucher… » Canal +, « Le Grand Journal », 20 octobre 2010

Jean-Marie Bigard pour : « Lorsque je lance sur le plateau de Cauet : ‘’Elle est redevenue baisable’’, en parlant de Christine
Bravo, qui a perdu 30 kilos, c’est un moyen d’être gentil. » Le Parisien, 20 avril 2010

 

Quelle banalisation du mépris pour les femmes et le féminin ! Ces déclarations relèvent de la violence machiste ordinaire.

 

Voir sur le site la liste des autres machos sélectionnés
Depuis 1999, les Chiennes de garde aboient pour qu’on respecte la dignité des femmes, et montrent les crocs à des machos qui insultent des femmes en public de manière sexiste.

 

Sur le site, vous pouvez lire le blog d’une Chienne de garde avec des réactions féministes à l’actualité.
***
De plus, la Meute contre la publicité sexiste demande la création d’une instance chargée
d’examiner toutes les publicités avant leur diffusion dans l’espace public. Dirigée par une
personnalité indépendante, elle devra être composée pour moitié de représentant-es du peuple
(élu-es, associations) et pour moitié de professionnels.
Aucun film ne peut sortir en France sans un visa officiel ; pourtant, personne n’est obligé
d’aller au cinéma ni d’acheter un DVD. Alors, pourquoi les publicitaires ont-ils toute liberté
pour imposer dans l’espace public des images dégradantes de femmes ?
Depuis dix ans, La Meute des Chiennes de garde explique que ça suffit !
Aux politiques d’agir !